
Reconnaissance des libellules et demoiselles près de Trévoux : quand la formation de terrain rencontre la protection des zones humides.
Ce jeudi, les étudiants en BTSA Gestion et Protection de la Nature (GPN) de la MFR d'Anse ont troqué la salle de classe pour les berges de la Saône, à proximité de Trévoux, le temps d'une sortie naturaliste consacrée à l'un des groupes d'insectes les plus fascinants de nos zones humides : les odonates, autrement dit les libellules et les demoiselles.

Une matinée sur le terrain, entre observation et identification
Encadrés par leurs formateurs, les étudiants ont arpenté les abords de la Saône afin de recenser et d'identifier les différentes espèces d'odonates présentes sur ce site. Sur place, chaque individu observé a été photographié avec soin, permettant un travail d'identification des taxons en deux temps : une reconnaissance immédiate pour les espèces les plus caractéristiques, complétée en salle par une analyse photographique plus poussée pour les spécimens nécessitant une observation détaillée des critères morphologiques.
Cette sortie a également été l'occasion d'étrenner un matériel d'expertise naturaliste flambant neuf, mis à disposition des étudiants pour affiner leurs techniques d'observation et de capture d'images sur le terrain. Un équipement qui vient renforcer la qualité pédagogique des enseignements de terrain proposés par la MFR d'Anse.

Pourquoi étudier les odonates ? Des sentinelles des zones humides
Les libellules et les demoiselles ne sont pas de simples curiosités entomologiques : ce sont de véritables bio-indicateurs de la santé des zones humides. Leur cycle de vie, partagé entre une phase larvaire aquatique et une phase adulte aérienne, en fait des témoins particulièrement sensibles à la qualité de l'eau, à la végétation des berges et à l'équilibre général des milieux humides qu'elles fréquentent.
Concrètement, la présence, la diversité et l'abondance des espèces d'odonates sur un site renseignent directement sur l'état écologique de celui-ci. C'est pourquoi le travail de reconnaissance et de suivi des odonates constitue aujourd'hui un outil indispensable pour :
évaluer la qualité écologique d'une zone humide mais aussi pour orienter les mesures de gestion et de restauration des milieux et argumenter des démarches de protection des zones humides auprès des collectivités et des gestionnaires d'espaces naturels.

Une compétence recherchée par les associations naturalistes et les bureaux d'études
En se formant à l'identification des odonates, les étudiants en BTSA GPN de la MFR d'Anse développent une compétence technique directement mobilisable sur le marché de l'emploi. La reconnaissance des taxons naturalistes, et plus particulièrement celle des odonates, est en effet une expertise très recherchée par les associations naturalistes et les bureaux d'études en environnement, notamment dans le cadre d'inventaires écologiques, d'études d'impact ou de suivis de zones humides.
Cette sortie de terrain illustre ainsi parfaitement la philosophie de l'alternance et de la pédagogie de terrain propres aux Maisons Familiales Rurales : apprendre en observant, en manipulant et en confrontant les savoirs théoriques à la réalité du terrain, pour former des futurs professionnels de la nature immédiatement opérationnels.
Une formation ancrée dans son territoire
En choisissant un site d'étude au bord de la Saône, près de Trévoux, les étudiants de la MFR d'Anse contribuent également à une meilleure connaissance de la biodiversité locale. Chaque donnée récoltée vient enrichir la connaissance naturaliste du territoire et peut, à terme, alimenter des bases de données utiles à la préservation de ces milieux si précieux que sont les zones humides.
Une belle matinée de terrain, riche en apprentissages, qui confirme une fois de plus l'engagement de la MFR d'Anse et de ses étudiants en BTSA GPN en faveur de la biodiversité et de la protection des espaces naturels.
